Pour votre information, les deux sites internet qui offrent les meilleurs tarifs sur les vols secs pour Cuba - La Havane, sont :
1) Nouvelles Frontières (voir le bandeau en haut à droite du blog pour un accès direct)
2) Osoleil (bons tarifs mais soyez vigilents sur les "à côtés" qui remontent le prix final)
C'est un ami qui a à son compteur plus de 40 voyages (44 !) à Cuba qui m'a fait part de son expérience ... elle vaut d'être partagée.
30 septembre 2005
22 septembre 2005
Partagas - X Aniversario de La Casa del Habano
Partagas - X Aniversario de La Casa del Habano (Corona Grandes)Une cape sableuse d'un beau maduro profond qui porte une bague discrète, élégante et exclusive.
La vitole est ferme et bien rempli. Le nez est sombre, animal (soutenu). Le tirage est cubain et porte des notes de pain d'épices et de gibier.
Démarrage sur du cacao amer et de cuir avec une légère pointe d'acidité. Le cigare est très tonique. Il persiste tout le premier tiers sur ces notes raffinées. Le corsé de cette vitole est d'une rare élégance. Ensuite, l'amande fraîche et un goût d'arabica viennent parfaire la palette. La longueur en bouche est excellente durant toute la dégustation. Il finit par des notes plus corsées de fougère et de cèdre. La fin est assez rustique et très corsée.
La cendre blanche est belle et contraste bien avec la couleur de la cape. La construction est parfaite, le corps ne chauffe à aucun moment. Rassasiant.
Un très bon cigare, exclusif, très soigné gustativement et dans sa construction. Bravo à la Partagas.
Merci pour ce beau cadeau ... et au plaisir de déguster les XII Aniversario prochainement.
Amitiés & volutes,
Alban LVM
15 septembre 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - Partagas Salomon
Partagas Salomon
Une vitole d'une extrême rareté.
Remplissage homogène, dense. Cape d'une belle intensité maduro avec des reflets envoûtants. Au toucher, soyeux. C'est une pièce sublime.
En l'allumant, il faut très peu de temps pour se rendre compte qu'il s'agit d'un cigare d'une redoutable complexité. Suave et bien rond quelques secondes (notes torréfiées), il se livre très rapidement sur un terrain plus exigeant. Les touches poivrées effacent progressivement les premières impressions décrites. La complexité aromatique est bluffante, les arômes de cuir, terre grasse sont étourdissants. Viennent ensuite des impressions boisées, d'abord d'écorce d'un beau cèdre puis ensuite franchement de son cœur.
Cette vitole a une empreinte très marquée, profonde, sombre. Rassasiant il l'est également vraiment. Une pièce exigeante, complexe à souhait, disposant de beaucoup de matière aromatique et d'énormément de corps. Seul bémol, la cendre est friable, ça surprend. Une bête de combat qui ne se laisse pas dompter mais qui saura vous amadouer sournoisement. Merveilleux sans fausse pudeur !!! Le génie est bien cubain.
Hors catégorie
PS : La dégustation a été faite sur une vitole roulée depuis une semaine.
Amitiés & volutes,
Alban LVM
Une vitole d'une extrême rareté.
Remplissage homogène, dense. Cape d'une belle intensité maduro avec des reflets envoûtants. Au toucher, soyeux. C'est une pièce sublime.
En l'allumant, il faut très peu de temps pour se rendre compte qu'il s'agit d'un cigare d'une redoutable complexité. Suave et bien rond quelques secondes (notes torréfiées), il se livre très rapidement sur un terrain plus exigeant. Les touches poivrées effacent progressivement les premières impressions décrites. La complexité aromatique est bluffante, les arômes de cuir, terre grasse sont étourdissants. Viennent ensuite des impressions boisées, d'abord d'écorce d'un beau cèdre puis ensuite franchement de son cœur.
Cette vitole a une empreinte très marquée, profonde, sombre. Rassasiant il l'est également vraiment. Une pièce exigeante, complexe à souhait, disposant de beaucoup de matière aromatique et d'énormément de corps. Seul bémol, la cendre est friable, ça surprend. Une bête de combat qui ne se laisse pas dompter mais qui saura vous amadouer sournoisement. Merveilleux sans fausse pudeur !!! Le génie est bien cubain.
Hors catégorie
PS : La dégustation a été faite sur une vitole roulée depuis une semaine.
Amitiés & volutes,
Alban LVM
02 septembre 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - Saint Luis Rey Petit Coronas
Saint Luis Rey – Petit Corona (Cabinet 50)Un superbe petit bout de cigare que ce mareva. En cabinet de 50 il offre un plaisir difficile à dissimuler.
La qualité est irréprochable, les capes sont merveilleusement grasses et d'un beau maduro, bien tendues.
Question arômes ils évoluent en deux temps. D'abord suaves sur des goûts ronds de type terreux et fèves de cacao chauffées, ils montent ensuite en puissance (bien que l'attaque soit de mon point de vue honnête) sur des touches bien grasses de cuir et de musc.
La puissance est soutenue et la longueur en bouche déroutante.La fumée est dense et aérienne, la construction irréprochable (jamais eu ou entendu parlé de souci de construction).
Sublime, riche en saveurs et corpulent malgré le gabarit, cette vitole donne du très bon plaisir pendant environ ¾ d’heure (prenez un peu plus de temps si possible). Rassasiant et tellement cubain ! Il s’agit d’une délicieuse alternative au Petit Coronas de Por Larranaga.
16.5/20
PS : Une superbe capacité au vieillissement (je dispose encore d’un cabinet de 1998, parfait)
Code de Fabrique : BM OASU (Romeo y Julieta - Juin 1998)
Amitiés & volutes,
Alban LVM
08 août 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - Ramon Allones 8-9-8 boîte vernie
Ramon Allones - 8-9-8 boîte vernie (Dalias)Le 8-9-8 en boîte vernie … tout un programme !!! ... à condition de ne pas tomber sur une série trop serrée qui a vite fait de vous faire perdre l’envie. Il s'agit d'une pièce de dégustation rare (production arrêtée) qui nécessite un maximum de concentration.
La cape est bien grasse. Elle est belle cette vitole malgré parfois quelques tâches discrètes. Le nez est délicieux, il est doux et très légèrement braisé.
Décapitation. A cru les notes de foin sont présentes et tendent à s’accompagner de goûts sucrés … serait-ce du chocolat ? Cette vitole est très savoureuse, la salive abonde et le charme opère facilement.
Allumage réussi, le tirage est d’entrée aisé, voire très facile, la prise est belle. La fumée, dense et voluptueuse. Les premières bouffées assurent une bonne mise en bouche, la salive et la fumée se lient amoureusement. La douceur est au rendez-vous et souligne de très légères notes épicées qui montent vite en puissance. Le 1er tiers offre malgré tout une puissance nuancée, sans aucune agressivité. La complexité est réelle et rappelle que l'on est en présence d’une grande vitole digne de son terroir. Apparitions rapides d’herbes séchées et d’écorce fraîche. Le nez est alors rond, très doux … presque faible. Par bonheur, aucune âpreté n’est à déplorer. La persistance aromatique est excellente. A l’approche du 2ème tiers, l’écorce est encore bien présente mais ce qui frappe le plus les papilles, c’est l’arrivée du poivre vert. La cavalerie est lâchée dans un champs de poivriers et soulève sur son passage un léger nuage de terre rouge. La montée en puissance est franche, le cavalier sollicite franchement le collier de la bête. Le palais s’aménage et la langue retient bien les notes d’épices. Par contre la fumée perd un petit peu en densité et la bouche peut avoir tendance à s’assècher. C’est sans compter sur les notes de pain grillé qui arrivent en bouche et relancent les mandibules, la salive abonde alors littéralement. Le fumeur eprouve alors un sentiment de bonheur tout en profitant d’un tirage parfait. Au 3ème tiers, la puissance s’accélère. Un bon cru de café corsé peut alors être un compagnon merveilleux. Le mariage est heureux et vient à point. La fumée en profite pour se densifier. Quelle "suaveur" (suave + saveur = suaveur). Les notes d’épices s’effacent progressivement et le pain grillé se révèle. Rassasiant! Pourtant, une curiosité maintient l'appétit du fumeur … une touche d’amande amer à peine grillée. C'est tellement bon et donne encore une touche de complexité supplémentaire à cette vitole.
Une bien belle expérience s’achève. Sentiment général : Une cape de grande qualité sur une poupée de bonne facture. Cette vitole est omniprésente grâce à une complexité intéressante. Il faut de l’adresse pour l’apprécier et surtout une bonne phase de concentration. Je me plaindrais peut être d’un léger manque d’homogénéité dans la montée en puissance, quoique rien de heurtant tout de même. Enfin la fumée est dans l’ensemble dense et très vivace. J’aime beaucoup cette vitole profonde et exigeante à la fois.
18/20
Amitiés & volutes,
Alban LVM
06 août 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - H. Upmann Sir Winston
H. Upmann - Sir Winston (Churchill)Que ceux qui n'apprécient guère les descriptifs dithyrambiques passent leur chemin car là je me suis fait scotché par un cig' ... et la seule solution pour en revenir que j'ai trouvé, c'est d'en parler (sorte de psychothérapie très efficace) : H. Upmann - Sir Winston.
Je suis calé confortablement dans ma méridienne, limite vautré , plusieurs thés sur la table dont un Pu-ehr. Ma cave est ouverte devant moi, elle baille suffisamment pour que je lui extorque un Sir Winston de ses entrailles carnassières. Bien rangés sur la clayette supérieure, « mes » Sir Winston ont conservés toute leur rondeur et c'est tant mieux. Conscient que j’ai à faire à un grand Monsieur, je me suis fait très plaisir sur le Sir Winston, mes sens en éveil.
Somptueux de visu : un corps athlétique bien élancé et viril, vêtu d’une cape maduro-colorado dépourvue de nervures. Délicat de "tactu" : cape grasse et soyeuse - palper sans faille, poupée généreuse --> Sir Winston promet monts et merveilles pour les 2h00 qui suivent.
Je décapite et à cru la complexité aromatique est évidente … mon palais n’a qu’à bien se tenir s’il veut pouvoir jouer les finauds et ressortir vainqueur de cette dégustation - allumage impec' ... c’est parti!!! D’emblée le Monsieur se révèle riche, envoûtant, profond et joyeux. L’équilibre semble parfait. La puissance est délicate (on est sur un churchill), parfaitement dosée. Ce Monsieur cigare offre une aisance qui m'accommode et m'invite à fouler les terres de son terroir qu’il défend si bien.
Tout ce qui fait un grand havane se trouve, par bonheur, ici réunit : finesse des arômes, ronde des saveurs, complexité enivrante, puissance maîtrisée mais robuste (sournoise même), final enchanteur, longueur en bouche délectable.
Les arômes évoluent depuis des notes de bois exotiques (ébène et acacia), sur du cuir et des notes plus chaudes de grillé (léger), de fèves de café et pour finir sur du poivre blanc, du lierre et d'autres saveurs herbacées. Je sais que je n’ai pas su distinguer tous les arômes, car je me suis laissé piéger par l’aisance déconcertante que cette vitole s’est octroyée alors qu'elle déployait ses atours.
La construction est parfaite et ne souffre aucun défaut. Pas besoin de briquet après l'allumage. Tout au plus ai-je rééquilibré la corolle à une ou deux reprises ... question d'esthétique!!! Un comble.
A mon goût si cette vitole n’incarne pas à elle seule l’apothéose du havane, elle fait partie de la « belle et grande équipe ». Production limitée, la qualité est a priori certaine et le bonheur d’en posséder quelques pièces aussi. Je me suis laissé dire que la composition de sa tripe exige les meilleurs crus et un soin minutieux, réservé aux meilleurs rouleurs. Dommage qu’il manque parfois d'un tout petit peu de précision aromatique (ça fait mieux si j’ai quelque chose à lui reprocher) et que sa fumée imprègne si facilement tout ce qu’elle caresse.
Un grand cru classé, un cigare de très grande race, mature, jubilatoire et étourdissant, plaisant et déconcertant. Mais cette vitole est comme un directeur de grande école, un prêtre cistercien qui, s’il ne prêche pas la soumission au Divin, exige toute l’attention et le sérieux de celui qui le déguste. Pas question de se laissé distraire. Aussi, comme toute les grandes vitoles il est une règle à suivre à la lettre (bien que je méprise les donneurs d’ordres en matière d’épicurisme) : veillez à ne pas l'allumez sans vous être assuré de disposer du temps, du calme et de la tranquillité qu'elle réclame.
Un vrai régal à cent balles (17 euros) !!!
Une subtile pièce qui a bien peu d'égaux mais se trouve facilement.
19/20
Amitiés & volutes,
Alban LVM
01 juillet 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - Partagas Lonsdale
Partagas - Lonsdale (Cervantes)Un lonsdale exceptionnel ! Tellement à part dans la gamme Partagas.
Il est élégant lui aussi bien qu'il ait l'air un peu fragile. Son grain est souple au touché. Emouvant.
Une finesse aromatique époustouflante et du charme à revendre. Tout en élégance, de la plénitude dans les arômes. Beaucoup de maturité également. Complexité aromatique rare.
En bouche, l'attaque offre un fondu jubilatoire mais le corsé est très appréciable à partir du second tiers. Les arômes sont tendus, précis. La rétro-olfaction prend ici tout son sens. Pelle mêle, il délivre des notes euphorisantes de cuir, terre grasse, menthe, cacao.
En cabinet de 50, un must toute vitoles confondues ... subtile, élégante, corsée sur le final.
Un cigare magistral pour amateur d'authentique dégustation (concentration nécessaire). Son point faible, la puissance encore que ce n'est pas son registre. Nul n'est donc besoin de le pardonner. Tout de même rassasiant et doté d'une délicieuse longueur en bouche. Une pièce exceptionnelle, un summum de la production cubaine.
Parfait mais trop rare.
19/20
Amitiés & volutes,
Alban LVM
24 juin 2005
Les Vitoles Magiques - Must be smoked - Partagas SC1
Partagas Série du Connaisseur N°1 (Panatella)Une merveille sous tout rapport. Un cigare élégant, terriblement beau dans sa cape chocolat sombre (colorado maduro). Difficile de lui résister.
Il offre un festival d'arômes (pour mémoire il est roulé avec les meilleurs tabacs de la Vuelta Abajo), d'une précision stupéfiante et beaucoup de corps. Les arômes sont principalement cuir, terre humide, café. Un délice.
Sa longueur en bouche très marquée vous le rappelera de nombreuses heures après la dégustation. Rassasiant.
Une bombe à déguster absolument dotée d'un fort caractère.
La quasi perfection en matière de havane.
18/20
Amitiés & volutes,
Alban LVM
08 juin 2005
Habanos, de Jean-Michel Haedrich
Voici en avant première le dernier livre intitulé "Habanos" écrit par mon ami Jean-Michel Haedrich qui sortira (Fnac, Virgin, librairies et quelques civettes dont la Civette de Neuilly et le Lotus) le lundi 13 juin 2005 au prix de 24,90 euros.
Un livre intelligent, conçu par un auteur qui est un Grand amateur et connaisseur de havanes. Le concept fort de cet ouvrage repose sur la présentation exhaustive des vitoles répertoriées dans le catalogue Habanos, ces dernières étant référencées par Cepo, "pour faciliter le choix [...] des habanos qui deviendront vos favoris [...] du plus court au plus long, du plus mince au plus gros, pour mieux satisfaire la curiosité et le goût de tout amateur de cigare". Chaque vitole est accompagnée d'un commentaire succint mais judicieux et pertinent sur chaque cigare afin d'en connaître "l'essentiel a priori" (commentaire "à la cubaine", i.e. n'y cherchez pas de référence à des notes de poivre rouge-orangé cultivé dans la région de Sarawak, Malaisie).
Notez que le Partagas Série P2, le San Cristobal Muralla (Rodolfo inédit), le HdM Petit Robusto, ..., tous y sont. Les EL répertoriés depuis 2001 ne sont pas oubliées non plus.
Un beau livre carré (27x27), intéressant à consulter, qui traite de notre passion un peu dans la lignée du Min Ron Nee.
A consulter d'urgence pour le plaisir d'apprendre et de "lire" autrement la gamme des Habanos.
Voici en avant première le dernier livre intitulé "Habanos" écrit par mon ami Jean-Michel Haedrich qui sortira (Fnac, Virgin, librairies et quelques civettes dont la Civette de Neuilly et le Lotus) le lundi 13 juin 2005 au prix de 24,90 euros.
Un livre intelligent, conçu par un auteur qui est un Grand amateur et connaisseur de havanes. Le concept fort de cet ouvrage repose sur la présentation exhaustive des vitoles répertoriées dans le catalogue Habanos, ces dernières étant référencées par Cepo, "pour faciliter le choix [...] des habanos qui deviendront vos favoris [...] du plus court au plus long, du plus mince au plus gros, pour mieux satisfaire la curiosité et le goût de tout amateur de cigare". Chaque vitole est accompagnée d'un commentaire succint mais judicieux et pertinent sur chaque cigare afin d'en connaître "l'essentiel a priori" (commentaire "à la cubaine", i.e. n'y cherchez pas de référence à des notes de poivre rouge-orangé cultivé dans la région de Sarawak, Malaisie).Notez que le Partagas Série P2, le San Cristobal Muralla (Rodolfo inédit), le HdM Petit Robusto, ..., tous y sont. Les EL répertoriés depuis 2001 ne sont pas oubliées non plus.
Un beau livre carré (27x27), intéressant à consulter, qui traite de notre passion un peu dans la lignée du Min Ron Nee.
A consulter d'urgence pour le plaisir d'apprendre et de "lire" autrement la gamme des Habanos.
21 mai 2005
H. Upmann - Magnum 50 EL2005
Un (très) bon cigare, le Magnum 50 (EL 2005).Une personnalité intéressante, à dominante boisée. A l'amorce du deuxième tiers, les arômes se "tendent", i.e. deviennent plus expressif et gagnent en intensité. J'ai noté une touche un peu cuivrée même à ce moment. Ce phénomène s'estompe sur le dernier tiers.
Subtile et élégante, la puissance est modérée (c'est un H. Upmann). Aucun défaut de jeunesse.
Je suis content de l'avoir découvert, ça c'est sûr. Merci encore.
14-15/20
Amitiés & volutes,
Alban LVM
11 avril 2005
Partagas - Série P N°2
Partagas Série P N°2 - Samedi 9 avril 2005Cru : Miel - Pain d'épices => Gourmand
1er tiers : Aucune amertume. Elégant, gourmand. Végétal léger. Boisé noble. Pas d'épice. Fumée très odoréfiante et aérienne. Après une dixaine de bouffées, le cigare qui était jusque là un peu timide, se lâche et développe alors un bon corsé. Devient aussi franchement terreux.
2ème tiers : Attention, les arômes se tendent un peu. Assez proche du Piramide HdM, i.e. sombre quoique plus timide. Terre grasse en bouche.
3ème tiers : Amande fraîche tenace. Encore un peu jeune.
Un cigare très bien fait, intéressant aromatiquement. Manque un peu de puissance. Belle longueur en bouche. Un bon Partagas.
14-15/20
Merci encore à son généreux donateur.
Amitiés & volutes,
Alban LVM
14 mars 2005
02 février 2005
Reflexions sur le bienfait du vieillissement du cigare
Il y a une quête après laquelle courent beaucoup d'aficionados : fumer de vieilles vitoles.
Quelques points sur les avantages ... et les inconvénients du vieillissement :
1. Un cigare "vintage", i.e. de plus de 4-5 ans d'âge est par définition un plaisir pour celui qui le possède. En effet, un "vintage" est une rareté. Cette idée est particulièrement vraie en France où les civetiers ont l'interdiction de vendre à des tarifs différents une même vitole qui leur a été vendue par un même distributeur (Coprova dans la plupart des cas). De ce fait, et puisque les stocks ont un coût d'immobilisation, les civetiers n'ont aucun intérêt à faire vieillir leurs stocks (d'autant plus que leurs marges sont faibles). A ce titre chaque amateur est fier de posséder du "vintage" dans sa cave et aime les réserver pour les bons moments.
2. Sur le plan gustatif, un cigare "vintage" apporte en général des bénéfices évidents. Les arômes se fondent. Ils deviennent moins distinctifs mais portent une rondeur incomparable. Les cigares ont alors ce que j'appelle "le goût du temps", un goût typique que l'on recherche volontiers lorsqu'on l'aime. Une période de 5 ans est une bonne moyenne d'âge a priori pour un cigare mais il est préférable (lorsque vous disposez de boîtes) de goûter à intervalle régulier (tous les 6 mois) une vitole pour se faire votre propre idée. Vous ne serez ainsi pas déçus de tomber sur un cigare "passé".
Mon expérience m'amène à dire que la majorité des cigares cubains vieillissent bien et que certains en particulier (cigares complexes et rassasiants) réagissent parfaitement à l'effet du vieillissement :
a. Les cigares très aromatiques :
- La gamme Davidoff produite à Cuba
- La gamme Dunhill produite à Cuba (même remarque)
- Le Bolivar Inmensas
- Le Trinidad Fundadores
- Le Saint Luis Rey Regios (très bonne aptitude pour ce cigare "commun" lorsque jeune)
b. Les cigares complexes et puissants :
- Bolivar Belicosos Finos
- Bolivar Petit Corona
- Montecristo Especial
- Montecristo A
- Partagas Lusitanias
- Partagas Série du Connaisseur 1,2 et 3
- Partagas de Luxe
- Partagas Coronas
- Partagas Série D N°3
- Por Larranaga Petit Corona
- Punch Monarchas
- RyJ Exhibicion N°4
- RyJ Prince of Walles
- RyJ Cazadores
- RyJ Belicosos
- RyJ Robustos
- Saint Luis Rey Série A
- Saint Luis Rey Coronas
- Saint Luis Rey Petit Coronas
- H. Upmann N°2
- H. Upmann Sir Winston
... liste non exhautive sujette à évoluer (merci W)
3. Sur un plan chimique, en vieillissant, les cigares poursuivent leur processus de maturation. L'effet le plus notable est la perte d'amoniaque des feuilles de tabac (les feuilles sont stockées dans une pièce spéciale pour que l'amoniaque s'évapore, si le cycle est trop court le processus n'est pas finalisé et le cigare porte alors des arômes très désagréable). Aussi, si vous tombez sur un goût prononcé d'amoniaque, vous aurez tout intérêt à laisser reposer vos vitoles issues de la même boîte. En retestant vos cigares plusieurs mois plus tard, vous devriez être agréablement surpris. La palette aromatique ne sera alors plus parasitée. L'autre effet du vieillissement est l'apauvrissement du taux de nicotine dans les feuilles.
4. Attention toutefois à ne pas faire l'amalgame suivant : vieillissement = bienfait. Tout dépend de facteurs multiples et tous essentiels :
- Qualité initiale du cigare : un mauvais cigare reste dans le temps mauvais notament si la qualité de son tabac est de piètre qualité. Pourtant le plaisir peut être évident même sur un Gispert Habanero N°2 Cubatabacco, mais cela ne s'explique pas. Certains avancent que les plants de tabac utilisés de nos jours (criolo 98 et 2000) sont moins aptes à produire des cigares de garde que ceux de la période Cubatabacco. En effet, les nouveaux plants (développés à Cuba) ont une résistance aux maladies qui est accrue, leurs qualités aromatiques semblent moindres. Le processus de fabrication du cigare influence également beaucoup son aptitude à bien vieillir. Aujourd'hui, les processus sont raccourcis et rares sont les feuilles de tabac qui ont 3 ans avant d'être roulées (seules les EL et les Cohiba en bénéficieraient encore).
- Qualité de la conservation : pour donner toutes ses chances de bien vieillir à un cigare , il est primordial de le conserver dans un environnement stable (hygrométrie et température) et si possible à un degré d'humidité plus faible que celui des humidors, i.e. 68-70°C dans lesquels reposent les vitoles prêtent à être consommées.
5. Notez que de nombreux cigares sont appréciables jeunes également. Leur côté bourru, hyper expressif séduit les amateurs. Un Exhibicion N°4, s'il vieillit bien, apporte lorsqu'il est jeune des notes florales et herbacées qui s'estompent dans le temps. Pourtant il n'est pas meilleur par la suite. Il s'exprime différement, c'est tout.
6. Notez également que le vieillissement peut être préjudiciable dans certains cas. En effet, les arômes peuvent totalement "passer". Le cigare est comme vidé de sa substance, certains le qualifient de "lessivé". C'est la raison pour laquelle, en général, les cigares puissants et très aromatiques vieillissent mieux que les autres car avec le temps ils s'expriment différement mais garde une superbe prestance que beaucoup recherchent.
7. Comment faire vieillir ses cigares.
Une cave stable (hygrométrie et température) faiblement exposée aux courants d'air est l'endroit idéal pour stocker des quantités importantes sur de longues périodes (en la matière Min Ron Nee préconise des périodes dépassant parfois les vingt ans, mais rien n'est prouvé en terme de bienfait). Dans d'autres cas, la jarre et tout type de bocal parfaitement hérmétique font parfaitement l'affaire comme "accélérateur" du vieillissement à condition de l'ouvrir régulièrement. En effet, le stockage dans un environnement totalement hermétique sur-expose les cigares à l'humidité et l'exposition à l'air active le processus (l'oxygène joue un rôle important dans le vieillissement), les capes deviennent grasses, les arômes explosent. C'est du bonheur. Mais ce dernier procédé est valable pour de courtes périodes (6 mois - 1 an) car au delà la moisissure peut considérablement endomager les cigares.
8. Où trouver des cigares vintage?
- Chez certains civetiers qui aiment conserver des boîtes qu'ils reservent souvent à leurs bons clients. Ils se peut également qu'un distributeur remette parfois sur le marché de vieilles boîtes (phénomène rarissime).
- Chez de petites civettes qui ont une clientèle épisodique qui a tendance à consommer toujours les mêmes vitoles. Dans ce cas il est possible que ce genre d'endroit dispose d'un stock "dormant" qui fera votre bonheur.
- Chez vos amis amateurs qui pratiquent le vieillissement.
- Aux enchères (interdites en France sur les produits du tabac) de grandes maisons du type Sothbys ou Christies. Les prix sont alors exhorbitants car fixés par les plus offrants.
Attention toutefois à ne pas succomber à la mode du vieillissement. Fiez vous avant toute chose à votre goût. En plus, selon l'humeur, un bon cigare frais peut être un régal, aucun dogme en la matière ne prévaut. Toutefois, puisque votre goût est amené à évoluer dans le temps, mettez toujours quelques boîtes de vos vitoles préférées de côté ... quelques longs mois plus tard votre bonheur sera immense.
Merci de laisser à la suite de cet article vos commentaires et impressions personnelles. Elles m'intéressent et serviront à mieux cerner le processus du vieillissement qui est bien souvent le fruit de l'expérience bien plus que de la science.
Quelques points sur les avantages ... et les inconvénients du vieillissement :
1. Un cigare "vintage", i.e. de plus de 4-5 ans d'âge est par définition un plaisir pour celui qui le possède. En effet, un "vintage" est une rareté. Cette idée est particulièrement vraie en France où les civetiers ont l'interdiction de vendre à des tarifs différents une même vitole qui leur a été vendue par un même distributeur (Coprova dans la plupart des cas). De ce fait, et puisque les stocks ont un coût d'immobilisation, les civetiers n'ont aucun intérêt à faire vieillir leurs stocks (d'autant plus que leurs marges sont faibles). A ce titre chaque amateur est fier de posséder du "vintage" dans sa cave et aime les réserver pour les bons moments.
2. Sur le plan gustatif, un cigare "vintage" apporte en général des bénéfices évidents. Les arômes se fondent. Ils deviennent moins distinctifs mais portent une rondeur incomparable. Les cigares ont alors ce que j'appelle "le goût du temps", un goût typique que l'on recherche volontiers lorsqu'on l'aime. Une période de 5 ans est une bonne moyenne d'âge a priori pour un cigare mais il est préférable (lorsque vous disposez de boîtes) de goûter à intervalle régulier (tous les 6 mois) une vitole pour se faire votre propre idée. Vous ne serez ainsi pas déçus de tomber sur un cigare "passé".
Mon expérience m'amène à dire que la majorité des cigares cubains vieillissent bien et que certains en particulier (cigares complexes et rassasiants) réagissent parfaitement à l'effet du vieillissement :
a. Les cigares très aromatiques :
- La gamme Davidoff produite à Cuba
- La gamme Dunhill produite à Cuba (même remarque)
- Le Bolivar Inmensas
- Le Trinidad Fundadores
- Le Saint Luis Rey Regios (très bonne aptitude pour ce cigare "commun" lorsque jeune)
b. Les cigares complexes et puissants :
- Bolivar Belicosos Finos
- Bolivar Petit Corona
- Montecristo Especial
- Montecristo A
- Partagas Lusitanias
- Partagas Série du Connaisseur 1,2 et 3
- Partagas de Luxe
- Partagas Coronas
- Partagas Série D N°3
- Por Larranaga Petit Corona
- Punch Monarchas
- RyJ Exhibicion N°4
- RyJ Prince of Walles
- RyJ Cazadores
- RyJ Belicosos
- RyJ Robustos
- Saint Luis Rey Série A
- Saint Luis Rey Coronas
- Saint Luis Rey Petit Coronas
- H. Upmann N°2
- H. Upmann Sir Winston
... liste non exhautive sujette à évoluer (merci W)
3. Sur un plan chimique, en vieillissant, les cigares poursuivent leur processus de maturation. L'effet le plus notable est la perte d'amoniaque des feuilles de tabac (les feuilles sont stockées dans une pièce spéciale pour que l'amoniaque s'évapore, si le cycle est trop court le processus n'est pas finalisé et le cigare porte alors des arômes très désagréable). Aussi, si vous tombez sur un goût prononcé d'amoniaque, vous aurez tout intérêt à laisser reposer vos vitoles issues de la même boîte. En retestant vos cigares plusieurs mois plus tard, vous devriez être agréablement surpris. La palette aromatique ne sera alors plus parasitée. L'autre effet du vieillissement est l'apauvrissement du taux de nicotine dans les feuilles.
4. Attention toutefois à ne pas faire l'amalgame suivant : vieillissement = bienfait. Tout dépend de facteurs multiples et tous essentiels :
- Qualité initiale du cigare : un mauvais cigare reste dans le temps mauvais notament si la qualité de son tabac est de piètre qualité. Pourtant le plaisir peut être évident même sur un Gispert Habanero N°2 Cubatabacco, mais cela ne s'explique pas. Certains avancent que les plants de tabac utilisés de nos jours (criolo 98 et 2000) sont moins aptes à produire des cigares de garde que ceux de la période Cubatabacco. En effet, les nouveaux plants (développés à Cuba) ont une résistance aux maladies qui est accrue, leurs qualités aromatiques semblent moindres. Le processus de fabrication du cigare influence également beaucoup son aptitude à bien vieillir. Aujourd'hui, les processus sont raccourcis et rares sont les feuilles de tabac qui ont 3 ans avant d'être roulées (seules les EL et les Cohiba en bénéficieraient encore).
- Qualité de la conservation : pour donner toutes ses chances de bien vieillir à un cigare , il est primordial de le conserver dans un environnement stable (hygrométrie et température) et si possible à un degré d'humidité plus faible que celui des humidors, i.e. 68-70°C dans lesquels reposent les vitoles prêtent à être consommées.
5. Notez que de nombreux cigares sont appréciables jeunes également. Leur côté bourru, hyper expressif séduit les amateurs. Un Exhibicion N°4, s'il vieillit bien, apporte lorsqu'il est jeune des notes florales et herbacées qui s'estompent dans le temps. Pourtant il n'est pas meilleur par la suite. Il s'exprime différement, c'est tout.
6. Notez également que le vieillissement peut être préjudiciable dans certains cas. En effet, les arômes peuvent totalement "passer". Le cigare est comme vidé de sa substance, certains le qualifient de "lessivé". C'est la raison pour laquelle, en général, les cigares puissants et très aromatiques vieillissent mieux que les autres car avec le temps ils s'expriment différement mais garde une superbe prestance que beaucoup recherchent.
7. Comment faire vieillir ses cigares.
Une cave stable (hygrométrie et température) faiblement exposée aux courants d'air est l'endroit idéal pour stocker des quantités importantes sur de longues périodes (en la matière Min Ron Nee préconise des périodes dépassant parfois les vingt ans, mais rien n'est prouvé en terme de bienfait). Dans d'autres cas, la jarre et tout type de bocal parfaitement hérmétique font parfaitement l'affaire comme "accélérateur" du vieillissement à condition de l'ouvrir régulièrement. En effet, le stockage dans un environnement totalement hermétique sur-expose les cigares à l'humidité et l'exposition à l'air active le processus (l'oxygène joue un rôle important dans le vieillissement), les capes deviennent grasses, les arômes explosent. C'est du bonheur. Mais ce dernier procédé est valable pour de courtes périodes (6 mois - 1 an) car au delà la moisissure peut considérablement endomager les cigares.
8. Où trouver des cigares vintage?
- Chez certains civetiers qui aiment conserver des boîtes qu'ils reservent souvent à leurs bons clients. Ils se peut également qu'un distributeur remette parfois sur le marché de vieilles boîtes (phénomène rarissime).
- Chez de petites civettes qui ont une clientèle épisodique qui a tendance à consommer toujours les mêmes vitoles. Dans ce cas il est possible que ce genre d'endroit dispose d'un stock "dormant" qui fera votre bonheur.
- Chez vos amis amateurs qui pratiquent le vieillissement.
- Aux enchères (interdites en France sur les produits du tabac) de grandes maisons du type Sothbys ou Christies. Les prix sont alors exhorbitants car fixés par les plus offrants.
Attention toutefois à ne pas succomber à la mode du vieillissement. Fiez vous avant toute chose à votre goût. En plus, selon l'humeur, un bon cigare frais peut être un régal, aucun dogme en la matière ne prévaut. Toutefois, puisque votre goût est amené à évoluer dans le temps, mettez toujours quelques boîtes de vos vitoles préférées de côté ... quelques longs mois plus tard votre bonheur sera immense.
Merci de laisser à la suite de cet article vos commentaires et impressions personnelles. Elles m'intéressent et serviront à mieux cerner le processus du vieillissement qui est bien souvent le fruit de l'expérience bien plus que de la science.
22 novembre 2004
Confection d'un cigare
La fabrication d’un cigare est un travail d’orfèvre, une confection minutieuse, qui requiert des gestes précis, un concerto en plusieurs mouvements qu’aucune machine au monde ne peut réaliser à l’identique. D'ailleurs un cigare "machine" est faussement parfait pour les amateurs de cigares (tirage trop aisé, manque de personnalité, poids trop léger en général).

Un bon cigare ne peut être élaboré qu'avec d'excellents tabacs. La région qui produit les meilleurs tabacs au monde s'appelle la Vuelta Abajo dans la région de Vinales (cf. photo ci-dessus) et son triangle d’or est délimité par les villes de Pinar del Rio, San Luis et San Juan Y Martinez. Cette région est située à quelques 200 km de la Havane, au Nord de l'île de Cuba.

Tout débute par la sélection des feuilles, opération déterminante dans la qualité finale du cigare. Les plants de tabac (cf. photo ci-dessus) sont élevés soit en plein soleil ("tabaco de sol") soit sous-serre de coton(“tabaco tapado”). Ces derniers sont particulièrement “chouchoutés”. En effet, les belles et larges feuilles serviront à confectionner la cape des vitoles. Cette fameuse enveloppe extérieure qui protège le cigare fait l’objet d’un casting rigoureux car c’est elle qui, à l’instar de la robe du vin, séduit l’oeil et le toucher du fumeur à la recherche de la vitole magique (bien qu'il se dise que cette dernière n'impacte quasiment pas le goût délivré par le cigare, i.e. 3% du goût serait imputable à la cape). Les capes poussées sous abri sont classées par couleur ligero (clair), viso (luisant), amarillo (jaune), medio tiempo (moyen) et quebrado (brisé). Les feuilles issues des plants qui ont poussé au soleil et qui serviront à constituer le corps du cigare sont réparties en volado, seco, ligero et medio tiempo. Les feuilles ligero sommitales ont un parfum très puissant, les seco données par la partie médiane sont plus légères et plus aromatiques aussi et les volado de la partie inférieure sont utilisées pour faire du volume et améliorent la combustion. Un cigare mal rempli, i.e. de façon non homogène est qualifié de "fofo".
Une fois récoltées, les feuilles sont mises au séchage dans la ferme ou "vega" du vegueros (cf. ci-dessous). Humidité et température sont fréquemment contrôlées.

Ensuite, les feuilles de tabac récoltées et séchées vont subir un processus essentiel : la maturation. Cette étape se passe dans un établissement dédié au traitement des feuilles, la "casa del tabacco", et ne se fait jamais sur le lieu de récolte des feuilles de tabac. Les "vegueros" envoient en effet leur production dans ces établissements. A leur arrivée, les feuilles sont humidifiées (cf. ci-dessous) et triées. L'opération de triage est essentielle et est appelée l'"escogida". Les feuilles ne sont plus jamais mélangées à partir de ce stade. Chaque ballot est traité avec des feuilles de même catégorie. C'est primordial.

Cette phase de périodes alternées d’humidification et de séchage doit permettre à chaque feuille de concentrer ses arômes tout en se libérant de l’ammoniaque naturellement présent dans les feuilles. Sur la photo ci-dessous, la porte qui isole la pièce dans laquelle on fait perdre aux feuilles de tabac la grande majeur partie de leur ammoniaque (elle est ravagée tant l'ammoniaque a des propriétés corrosives).

Le bon déroulement de ce processus très rigoureux donne aux tabacs tout leur potentiel. Les feuilles arrivées à bonne maturation passent alors par la phase d’écotage ou "despalillo", opération qui consiste à ôter la nervure médiane des feuilles. Conditionnées en balles ou "yagua" bien identifiées (cf. ci-dessous), les feuilles sont envoyées à l'entrepôt central ou "almacen" pour y être ensuite acheminées dans chaque "fabrica de tabaccos" en fonction des choix des "jefe" ou maîtres de liga. Les feuilles sont alors aérées, défroissées et lissées avec soin et légèrement humidifiées. Après une phase de repos, les feuilles passent entre les mains des écoteuses qui les trient par taille et couleur avant de les acheminer en bout de chaîne aux “torcedors”, les rouleurs.

Si le peuple des “Vergueros” (j’en fut un ! lol) a pour mission de préparer les feuilles de la récolte au séchage, il incombe aux “torcedors” ou cigariers de rouler les différentes feuilles pour former le cigare définitif (ses outils sont très rudimentaires et pourtant bien suffisants, cf. ci-dessous).

Entre les mains expertes de ces manipulateurs de génie, le cigare va prendre forme. Après une période de formation en école (au sein de chaque fabrique), chaque rouleur est spécialisé dans un type de cigare dont il connaît sur le bout des doigts la taille, le diamètre. Une fiche propre à chaque vitole lui indique le mélange approprié pour confectionner un cigare particulier (seul le maître de liga ou "jefe" élabore la fameuse "ligada", le mélange subtil qui fait la spécificité de chaque vitole). Aidé de la “chaveta” (petite lame aux extrémités acérées), le “torcerdor” entreprend le façonnage du cigare. Il dispose de cinq tas de feuilles différentes : la cape, la sous-cape qui sert à retenir la tripe elle-même composée de trois tabacs différents, à savoir le “ligero” qui confère la puissance aromatique, le “volado” à la texture épaisse assurera pour sa part une bonne combustibilité, enfin, le “seco” plus chargé en arômes qui apporte aux cigares toute la finesse gustative. La tripe assemblée, le torcedore la roule dans la sous-cape avant de mettre l’ensemble sous un moule. Puis vient la pose de la cape en enroulant la feuille du pied du cigare jusqu’à sa tête. Cette dernière sera fermée par une pastille prélevée à même la cape. Sa pose (à l’aide d’une colle naturelle et sans aucune propriété gustative) est délicate et requiert une grande expertise (une construction irréprochable laisse entrevoir les « trois tours » nécessaires pour bien poser cette pastille). Quant au tabac qui dépasse côté pied, il sera coupé net à la guillotine.
Un bon torcedor peut rouler jusqu’à cent cigares par jour (soit deux roues de 50 cigares, cf. photo ci-dessous). Pour éviter les défauts, des échantillons de la production (identifiés pour chaque rouleur) sont prélevés et testés par une équipe de contrôle qualité. Sont étudiés : la qualité visuelle et les qualités de tirage afin que chaque cigare produit répondent à un cahier des charges exigeant. Les produits jugés non conformes sont mis à la disposition des torcedors (femmes et hommes) qui peuvent ainsi travailler en fumant. Ce qui signifie qu’en théorie, aucune retouche n’est possible.

Il existe bien sûr des cigares usinés mais aucune cape ne peut résister à ce traitement. Aussi, a-t-on recours pour ce type de produit à des feuilles plus épaisses, plus grossières et dont la finesse aromatique n’a plus rien de commun avec les cigares fait main.
LVM (retour d'expérience d'un voyage à Cuba dans la province de Pinar del Rio + merci à Karim et JM Haedrich pour m'avoir indiqué les quelques termes utilisés par les "pros" de cette merveilleuse filière du tabac)
Un bon cigare ne peut être élaboré qu'avec d'excellents tabacs. La région qui produit les meilleurs tabacs au monde s'appelle la Vuelta Abajo dans la région de Vinales (cf. photo ci-dessus) et son triangle d’or est délimité par les villes de Pinar del Rio, San Luis et San Juan Y Martinez. Cette région est située à quelques 200 km de la Havane, au Nord de l'île de Cuba.
Tout débute par la sélection des feuilles, opération déterminante dans la qualité finale du cigare. Les plants de tabac (cf. photo ci-dessus) sont élevés soit en plein soleil ("tabaco de sol") soit sous-serre de coton(“tabaco tapado”). Ces derniers sont particulièrement “chouchoutés”. En effet, les belles et larges feuilles serviront à confectionner la cape des vitoles. Cette fameuse enveloppe extérieure qui protège le cigare fait l’objet d’un casting rigoureux car c’est elle qui, à l’instar de la robe du vin, séduit l’oeil et le toucher du fumeur à la recherche de la vitole magique (bien qu'il se dise que cette dernière n'impacte quasiment pas le goût délivré par le cigare, i.e. 3% du goût serait imputable à la cape). Les capes poussées sous abri sont classées par couleur ligero (clair), viso (luisant), amarillo (jaune), medio tiempo (moyen) et quebrado (brisé). Les feuilles issues des plants qui ont poussé au soleil et qui serviront à constituer le corps du cigare sont réparties en volado, seco, ligero et medio tiempo. Les feuilles ligero sommitales ont un parfum très puissant, les seco données par la partie médiane sont plus légères et plus aromatiques aussi et les volado de la partie inférieure sont utilisées pour faire du volume et améliorent la combustion. Un cigare mal rempli, i.e. de façon non homogène est qualifié de "fofo".
Une fois récoltées, les feuilles sont mises au séchage dans la ferme ou "vega" du vegueros (cf. ci-dessous). Humidité et température sont fréquemment contrôlées.
Ensuite, les feuilles de tabac récoltées et séchées vont subir un processus essentiel : la maturation. Cette étape se passe dans un établissement dédié au traitement des feuilles, la "casa del tabacco", et ne se fait jamais sur le lieu de récolte des feuilles de tabac. Les "vegueros" envoient en effet leur production dans ces établissements. A leur arrivée, les feuilles sont humidifiées (cf. ci-dessous) et triées. L'opération de triage est essentielle et est appelée l'"escogida". Les feuilles ne sont plus jamais mélangées à partir de ce stade. Chaque ballot est traité avec des feuilles de même catégorie. C'est primordial.
Cette phase de périodes alternées d’humidification et de séchage doit permettre à chaque feuille de concentrer ses arômes tout en se libérant de l’ammoniaque naturellement présent dans les feuilles. Sur la photo ci-dessous, la porte qui isole la pièce dans laquelle on fait perdre aux feuilles de tabac la grande majeur partie de leur ammoniaque (elle est ravagée tant l'ammoniaque a des propriétés corrosives).
Le bon déroulement de ce processus très rigoureux donne aux tabacs tout leur potentiel. Les feuilles arrivées à bonne maturation passent alors par la phase d’écotage ou "despalillo", opération qui consiste à ôter la nervure médiane des feuilles. Conditionnées en balles ou "yagua" bien identifiées (cf. ci-dessous), les feuilles sont envoyées à l'entrepôt central ou "almacen" pour y être ensuite acheminées dans chaque "fabrica de tabaccos" en fonction des choix des "jefe" ou maîtres de liga. Les feuilles sont alors aérées, défroissées et lissées avec soin et légèrement humidifiées. Après une phase de repos, les feuilles passent entre les mains des écoteuses qui les trient par taille et couleur avant de les acheminer en bout de chaîne aux “torcedors”, les rouleurs.
Si le peuple des “Vergueros” (j’en fut un ! lol) a pour mission de préparer les feuilles de la récolte au séchage, il incombe aux “torcedors” ou cigariers de rouler les différentes feuilles pour former le cigare définitif (ses outils sont très rudimentaires et pourtant bien suffisants, cf. ci-dessous).
Entre les mains expertes de ces manipulateurs de génie, le cigare va prendre forme. Après une période de formation en école (au sein de chaque fabrique), chaque rouleur est spécialisé dans un type de cigare dont il connaît sur le bout des doigts la taille, le diamètre. Une fiche propre à chaque vitole lui indique le mélange approprié pour confectionner un cigare particulier (seul le maître de liga ou "jefe" élabore la fameuse "ligada", le mélange subtil qui fait la spécificité de chaque vitole). Aidé de la “chaveta” (petite lame aux extrémités acérées), le “torcerdor” entreprend le façonnage du cigare. Il dispose de cinq tas de feuilles différentes : la cape, la sous-cape qui sert à retenir la tripe elle-même composée de trois tabacs différents, à savoir le “ligero” qui confère la puissance aromatique, le “volado” à la texture épaisse assurera pour sa part une bonne combustibilité, enfin, le “seco” plus chargé en arômes qui apporte aux cigares toute la finesse gustative. La tripe assemblée, le torcedore la roule dans la sous-cape avant de mettre l’ensemble sous un moule. Puis vient la pose de la cape en enroulant la feuille du pied du cigare jusqu’à sa tête. Cette dernière sera fermée par une pastille prélevée à même la cape. Sa pose (à l’aide d’une colle naturelle et sans aucune propriété gustative) est délicate et requiert une grande expertise (une construction irréprochable laisse entrevoir les « trois tours » nécessaires pour bien poser cette pastille). Quant au tabac qui dépasse côté pied, il sera coupé net à la guillotine.
Un bon torcedor peut rouler jusqu’à cent cigares par jour (soit deux roues de 50 cigares, cf. photo ci-dessous). Pour éviter les défauts, des échantillons de la production (identifiés pour chaque rouleur) sont prélevés et testés par une équipe de contrôle qualité. Sont étudiés : la qualité visuelle et les qualités de tirage afin que chaque cigare produit répondent à un cahier des charges exigeant. Les produits jugés non conformes sont mis à la disposition des torcedors (femmes et hommes) qui peuvent ainsi travailler en fumant. Ce qui signifie qu’en théorie, aucune retouche n’est possible.
Il existe bien sûr des cigares usinés mais aucune cape ne peut résister à ce traitement. Aussi, a-t-on recours pour ce type de produit à des feuilles plus épaisses, plus grossières et dont la finesse aromatique n’a plus rien de commun avec les cigares fait main.
LVM (retour d'expérience d'un voyage à Cuba dans la province de Pinar del Rio + merci à Karim et JM Haedrich pour m'avoir indiqué les quelques termes utilisés par les "pros" de cette merveilleuse filière du tabac)
Poème : une vitole à Cuba
Fumer un cigare à Cuba ...
Fumer un cigare à Cuba, c’est un merveilleux moment d’ailleurs,
Un goût envoûtant qui vous rempli de bonheur,
Fumer un cigare à Cuba, c’est un ravissement, c’est une faveur,
Un moment à nul autre pareil, d’une rare intensité, d’une incroyable valeur.
J’ai eu la chance de le vivre et vous livre la saveur de mes souvenirs,
Déjà lointains et pourtant si présent comme tous les meilleurs instants.
Je suis heureux comme un gosse à l’idée de tous ces petits temps,
Qui habitent ma mémoire et mon palais de mille et uns plaisirs.
Bien heureux sont les fumeurs à la Havane,
Dorlotés par la bise du soleil et par le sourire des femmes,
Bien heureux sont les fumeurs à la Havane,
De pouvoir s’abandonner ainsi à une si désirable dame.
Mes amis si l’opportunité s’offre à vous, par pitié, ne la laissez pas filer,
Si tel n’est pas le cas, empressez-vous, fissa, de la provoquer.
Pour les autres, les convertis, les gourmands, les bien chanceux,
Nul n’est besoin d’en rajouter, je m’imagine déjà vos sourires de bien heureux.
LVM
Fumer un cigare à Cuba, c’est un merveilleux moment d’ailleurs,
Un goût envoûtant qui vous rempli de bonheur,
Fumer un cigare à Cuba, c’est un ravissement, c’est une faveur,
Un moment à nul autre pareil, d’une rare intensité, d’une incroyable valeur.
J’ai eu la chance de le vivre et vous livre la saveur de mes souvenirs,
Déjà lointains et pourtant si présent comme tous les meilleurs instants.
Je suis heureux comme un gosse à l’idée de tous ces petits temps,
Qui habitent ma mémoire et mon palais de mille et uns plaisirs.
Bien heureux sont les fumeurs à la Havane,
Dorlotés par la bise du soleil et par le sourire des femmes,
Bien heureux sont les fumeurs à la Havane,
De pouvoir s’abandonner ainsi à une si désirable dame.
Mes amis si l’opportunité s’offre à vous, par pitié, ne la laissez pas filer,
Si tel n’est pas le cas, empressez-vous, fissa, de la provoquer.
Pour les autres, les convertis, les gourmands, les bien chanceux,
Nul n’est besoin d’en rajouter, je m’imagine déjà vos sourires de bien heureux.
LVM
19 novembre 2004
Poème pour une vitole
Alma merci.
En vadrouille dans mon charmant quartier,
Par une journée agréablement ensoleillée,
Sur le pont de l'Alma quelques instants je me suis posé,
Un cigare au bec, l'esprit en goguette, pour un instant volé.
La fumée danse au rythme des courants,
Les embarcations s'exhibent sous mon regard penseur,
Elles se donnent en spectacle comme mon cigare charmeur,
Qui abandonne à la Seine, sa belle cendre blanche, impunément.
Il m'aura donc fallu vivre jusqu'à ce jour,
Pour me délecter de cet instant magique,
Qui fut pourtant suffisamment court,
Pour me permettre de vous le narrer dans ce style allégorique.
LVM
En vadrouille dans mon charmant quartier,
Par une journée agréablement ensoleillée,
Sur le pont de l'Alma quelques instants je me suis posé,
Un cigare au bec, l'esprit en goguette, pour un instant volé.
La fumée danse au rythme des courants,
Les embarcations s'exhibent sous mon regard penseur,
Elles se donnent en spectacle comme mon cigare charmeur,
Qui abandonne à la Seine, sa belle cendre blanche, impunément.
Il m'aura donc fallu vivre jusqu'à ce jour,
Pour me délecter de cet instant magique,
Qui fut pourtant suffisamment court,
Pour me permettre de vous le narrer dans ce style allégorique.
LVM
Tableaux

Voici quelques toiles que j'ai peintes en 2001,2002 et 2003 :
(note : les commentaires ont été ajoutés suite à la demande d'un lecteur. Ils peuvent paraître prétentieux mais sont sujets à légéreté. Merci.)

"One human race" - Vision singulière et simple. Une déclinaison de 3 toiles pour lesquelles chaque fond de couleur correspond à la typicité des principales couleurs de peau (rouge, jaune, rose ... le brun manque).

"Sans titre" - Même esprit que la série "One human race". Tableau empreint de simplicité, à la recherche d'une forme équivoque et brute, qui symbolise les basics de la vie, ses contraintes et la joie qu'elle procure aussi.

"La poire" - Aucune inspiration a priori. Un tableau fait comme ça. Le trait est parti et l'envie de produire une forme généreuse qui pouvait offrir une belle surface d'expression. Le trait jaune ... pour l'équilibre que je recherche souvent.

"Sans titre" - Petit tableau qui reprend des thèmes que j'aime bien (la sphère solaire) mais réalisation au fil du pinceau. Aucune construction particulière.

"L'oiseau (jaune)" - Thèmes de la sphère (ici une lune), des formes symboliques, simples, esthétiques pour un tableau à l'harmonie reposante. J'ai voulu jouer sur des contrastes élémentaires et des jeux de matière. J'aime bien cette toile.

"Le porteur (d'eau)" - Une toile construite tant au niveau de l'occupation de l'espace, que des complémentarités des couleurs, les contrastes (jaune/rouge/or/rose). Beaucoup de plaisir lors de la réalisation. Recherche de l'harmonie et d'un bien être visuel.
Vos commentaires sont les bienvenus. Merci.
LVM
... et d'autres toiles.

"Sans titre" - Un tableau qui tranche un peu avec les autres. Mature et élégant. Il est à ma petite femme.

"One humanrace" - Le jaune en tout point identique au rouge.

"L'oiseau (bleu)" - Jeu de couleurs, utilisation de contrastes éclatants. J'ai d'avantage travaillé sur l'expression du sujet. Reprise de la thématique de la sphére. Il s'agit du pendant de "l'oiseau (jaune)". Celui-ci est énérgique là où l'autre est zen.

"Sans titre" - Composition fruit d'une recherche sur de nouvelles couleurs pour moi (le cadre) et des jeux qui m'ont amené à ce résultat final. Pourtant le tableau était pensé avant la réalisation.

"New York" - Une de mes premières toiles, simple, maladroite dans la réalisation mais quel plaisir de jouer avec la matière !!!

(titre oublié) - Un tableau que j'ai aimé peindre. Expression libre, inspiration au fil du pinceau, envie de réaliser des jeux de matières (couteau), des contrastes, des symboles, utilisation de techniques farfelues (tipex, scotch, etc.).

"Le bébé" - Symbolique, simplicité, contraste. Toile qui appartient à une série sur les âges de la vie.

"Sans titre" - Au fur et à mesur de la réalisation, ce tableau me faisait penser (en toute modestie) à l'univers de De Chirico. J'ai joué sur les couleurs pastels a priori peu élégantes. Pourtant une harmonie, une cohérence se détache.

"L'homme et la chèvre" - Même série que le porteur. J'aime les tonalités de cette toile. La composition est étudiée de façon complémentaire avec l'utilisation des couleurs ... pour contenir le vide.

"Sans titre" - Pour s'amuser. Copie d'une chaussure qui depuis a été perdu dans l'avion. Les contrastes que j'aime travailler. Toile gaie, plaisante. Le sujet y est attachant.

"Femme à la plage" - Composition structurée. Ce qui m'a le plus plu est le jeu de matière du sujet principal (qu'on ne voit pas sur la photo).

"Sans titre" - Une toile très simple mais pour laquelle j'ai voulu une forme juste, douce et expressive. Le jeu des contrastes (y compris dans le choix du cadre) met en relief ce désir.

"Beau comme de la couleur" - Photo-peinture sur un panneau en agloméré. Base d'une photo qui m'a marqué.

"L'oeuf" - Toile marquée par la symbolique simpliste en opposition aux jeux de matière et de contraste violent des couleurs (pastel, noir, rouge vif).
08 novembre 2004
Billet d'humeur : Les veuves et orphelins du Fisc
J’imagine que comme moi, quelques centaines de milliers de contribuables français vérifient nerveusement leur situation bancaire afin de savoir si leur « tiers » a été prélevé. Si nous ne sommes que quelques centaines de milliers dans ce cas de figure, c’est probablement d’une part, parce que certains d’entre nous, soucieux de maîtriser leur trésorerie, mensualisent leur prélèvement et surtout parce que d’autre part, seulement un foyer fiscal français sur deux environ, est assujetti à l’impôt sur le revenu. Un impôt direct que nous sommes trop peu à payer donc, alors que la TVA, faussement indolore et inodore, est payée par tous sans distinction. Cette situation m’interpelle. Je souhaite donc profiter de cette courte tribune mise à la disposition des plumes des lecteurs pour livrer à votre réflexion quelques pensées.
L’impôt sur le revenu a, me semble-t-il, un rôle de liant social totalement inexploité à ce jour. Payer ses impôts est douloureux, certes, mais cela crée en nous un sentiment fort de responsabilité vis-à-vis de la chose publique. Si la sécurité routière bénéficie de moyens toujours plus conséquents pour lutter contre les abus de moteurs surpuissants, si l’école est accessible à tous et que notre armée est l’une des plus puissante du globe, n’est-ce pas un peu grâce à cet impôt direct qui rapporta aux caisses publiques en 2001 3.3% du PIB de la France, soit l’équivalent de l’impôt sur les sociétés? Or les patrons sont solidaires, unis et volontaires. Leurs efforts convergent bien souvent. Contraints et forcés, c’est vrai, mais soudés, ils forment une communauté.
Imaginez un instant que nous payâmes tous l’impôt sur le revenu, tous un peu moins, et que bien entendu, les plus riches paient davantage que les plus pauvres. Et bien je crois que nous jouirions alors d’une vie un peu meilleure en société. Fin des échappatoires (dispositions diverses « d’aide à la pierre » etc.) qui contrecarrent la progressivité de l’impôt sur le revenu et qui augmentent bien souvent les distorsions issues du système fiscal. Autre avantage, responsables devant l’état des biens publics, il est fort probable que les actes anti-civiques entraînant des dépenses de maintenance inutiles seraient bien moindres. Enfin, comme groupe, unis, nous pourrions exercer une pression plus soutenue sur le niveau et la nature des dépenses publiques qui nous mettent en ce moment au banc de la Communauté Européenne. Beaux exemples ! Au lieu de cela, nombreux de mes semblables contribuables, conspuent les non assujettis et entretiennent contre leur grès un clivage social bien mal venu, qui pollue chaque année un peu plus la qualité de vie dans nos cités.
Tous redevables devant l’impôt direct sur le revenu !!! Seul credo pour avoir un ciment social fort, une jeunesse responsable et une société, à terme, peu être plus vivable. Ah, qu’il est bon de rêver parfois.
LVM
Cité en Commission des Finances dans le cadre du projet de loi de finance pour 2004 - JO N° 92 Pages 8898 À 8902 - http://www.senat.fr/commission/fin/11_20/11_207.html)
L’impôt sur le revenu a, me semble-t-il, un rôle de liant social totalement inexploité à ce jour. Payer ses impôts est douloureux, certes, mais cela crée en nous un sentiment fort de responsabilité vis-à-vis de la chose publique. Si la sécurité routière bénéficie de moyens toujours plus conséquents pour lutter contre les abus de moteurs surpuissants, si l’école est accessible à tous et que notre armée est l’une des plus puissante du globe, n’est-ce pas un peu grâce à cet impôt direct qui rapporta aux caisses publiques en 2001 3.3% du PIB de la France, soit l’équivalent de l’impôt sur les sociétés? Or les patrons sont solidaires, unis et volontaires. Leurs efforts convergent bien souvent. Contraints et forcés, c’est vrai, mais soudés, ils forment une communauté.
Imaginez un instant que nous payâmes tous l’impôt sur le revenu, tous un peu moins, et que bien entendu, les plus riches paient davantage que les plus pauvres. Et bien je crois que nous jouirions alors d’une vie un peu meilleure en société. Fin des échappatoires (dispositions diverses « d’aide à la pierre » etc.) qui contrecarrent la progressivité de l’impôt sur le revenu et qui augmentent bien souvent les distorsions issues du système fiscal. Autre avantage, responsables devant l’état des biens publics, il est fort probable que les actes anti-civiques entraînant des dépenses de maintenance inutiles seraient bien moindres. Enfin, comme groupe, unis, nous pourrions exercer une pression plus soutenue sur le niveau et la nature des dépenses publiques qui nous mettent en ce moment au banc de la Communauté Européenne. Beaux exemples ! Au lieu de cela, nombreux de mes semblables contribuables, conspuent les non assujettis et entretiennent contre leur grès un clivage social bien mal venu, qui pollue chaque année un peu plus la qualité de vie dans nos cités.
Tous redevables devant l’impôt direct sur le revenu !!! Seul credo pour avoir un ciment social fort, une jeunesse responsable et une société, à terme, peu être plus vivable. Ah, qu’il est bon de rêver parfois.
LVM
Cité en Commission des Finances dans le cadre du projet de loi de finance pour 2004 - JO N° 92 Pages 8898 À 8902 - http://www.senat.fr/commission/fin/11_20/11_207.html)
Billet d'humeur : Merci Monsieur Hulot
L’homme amoureux d’une planète bien fragile
M erci à ce Monsieur que je n’ai malheureusement pas le plaisir de connaître,
E t qui pourtant se bat, non sans quelques plaisirs, pour nos petits descendants.
R ien ne l’effraie, dès lors qu’il s’agit de valoriser le fabuleux trésor qu’est la Terre,
C ette Terre qui se meurt et se mue chaque année un peu plus,
I mmuablement, inexorablement.
M erci à ce Monsieur, qui donne en spectacle la Nature dans ses plus beaux effets.
O n ne peut que se régaler des images qu’il nous transmet, tel un legs envers l’humanité.
N e nous complaisons toutefois pas dans cet état de béatitude, nous les consommateurs d’éphémère.
S i les images qu’il rapporte sont superbes, les couleurs pétillantes, riches et chamarrées,
I l faut comprendre que c’est le message de la Nature qui s’exprime ici dans toute sa majesté,
E t que nous, terriens, en sommes les garants … encore … mais pour combien de temps.
U ne prise de conscience active pourrait stopper cette malheureuse mise en danger de notre Terre,
R ien sans cela ne changera et des milliers d’espèces disparaîtront dans les prochaines décennies !
H umilité devant l’immensité qui nous entoure,
U ne démarche citoyenne envers le Monde,
L e courage de penser autrement notre Planète,
O ui, c’est probablement cela que souhaite pour nous cet amoureux de notre Univers bien fragile,
T ous, nous lui sommes redevables, de nous inviter à évoluer dans le respect de la vie sur Terre.
Merci Monsieur Hulot.
LVM
Quelques passions
Je suis un passionné, j'aime la vie et les plaisirs qu'elle offre à quiconque sait les capturer.
Je suis fumeur de havanes, peintre à mes heures, mezzaneur aussi.
Marié sans bébé pour l'instant, mon couple sufit à mon bonheur du moment.
J'adore rouler à Longchamps, prendre des photos dans la rue, des détails, des passants. Faire briller mes souliers, le plaisir de les porter "glaçés" surement. Les amis quel plaisir de vivre, entouré, aimé, et partager un maximum de bons temps. Découvrir, chercher, aller vers ce qui vous plaît vraiment. Une bonne adresse, du chocolat, du bon vin, un fauteuil confortable, un théâtre, un ciné, un musée, musarder, flâner, tout à la fois ... c'est exaltant.
Sommaire mais sincère.
LVM
Je suis fumeur de havanes, peintre à mes heures, mezzaneur aussi.
Marié sans bébé pour l'instant, mon couple sufit à mon bonheur du moment.
J'adore rouler à Longchamps, prendre des photos dans la rue, des détails, des passants. Faire briller mes souliers, le plaisir de les porter "glaçés" surement. Les amis quel plaisir de vivre, entouré, aimé, et partager un maximum de bons temps. Découvrir, chercher, aller vers ce qui vous plaît vraiment. Une bonne adresse, du chocolat, du bon vin, un fauteuil confortable, un théâtre, un ciné, un musée, musarder, flâner, tout à la fois ... c'est exaltant.
Sommaire mais sincère.
LVM
Inscription à :
Articles (Atom)

